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Soleil Vert. No Future!

Depuis que je l’ai vue pour la première fois il y a maintenant plus de trente cinq ans, Soleil Vert (« Soylent Green », Richard Fleischer, 1973), est devenue immédiatement l’un de mes films science-fiction préférée. Et cette affirmation n’a fait que s’enrichir en nuances et en profondeur au fil des années. Il m’arrive de le visualiser encore de temps en temps et je me rends compte au fil des passages que ce film n’a pas pris une ride au fil du temps, devenant même de plus en plus pertinent au fil des décennies.

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Le film est une adaptation du roman ‘Make Room! Faire de la place!’, de Harry Harrison, et est réalisé par le toujours juste Richard Fleischer, dont la carrière compte des premiers titres incroyables, comme « Accused of Treason », mais surtout des œuvres magistrales comme ‘Criminal Impulse’ ou ‘The Boston Strangler’; Au sein de la science-fiction, le réalisateur était responsable de « Amazing Voyage » et de « 20 000 lieues sous les mers », deux autres titres mémorables dans ce genre généralement sous-estimé.

Si quelque chose caractérise les bonnes histoires de science-fiction, c’est que, malgré le moment (lointain) où elles ont été publiées ou créées, les critiques de médias qui ont écrit sur une oeuvre ou la disparition de ses protagonistes, le passage du temps prend soin d’elles, les revitalise, et même les met au goût du jour. Pour cela, entre autres raisons, des merveilles comme ‘2001’ ou ‘Blade Runner‘ ne se démoderont jamais et feront toujours l’objet de débats et de réflexions en tous genres.

Ces types d’histoires parlent de l’être humain et des dangers que son évolution semble comporter. Que ce soit en raison du manque de contrôle de sa croissance, comme dans le film qui nous concerne, ou en raison de l’usage qu’il fait de la technologie, l’homme semble aveugle et destiné à en finir, d’une manière ou d’une autre, rapidement ou lentement, avec son propre genre. Que l’histoire se déroule maintenant ou en l’an 3025 est totalement secondaire.

Et c’est possible notamment par la retenue qui entoure le film de Richard Fleischer et qui, surtout, joue à recréer d’un futur parfaitement plausible qui, car même si il parait augurer des problématiques lointaines —le film se passe en l’an 2022—, c’est encore une extrapolation parfaitement acceptable de certaines réalités comme l’épuisement des ressources naturelles, l’effet de serre ou la surpopulation qui pendent encore aujourd’hui comme un épée de Damoclès sur notre civilisation.

Le terrible avenir qui nous attendait il y a quarante ans

Dans cette construction du futur, le travail du réalisateur, du scénariste Stanley R. Greenberg, des photographies de Richard H. Kline et de l’équipe de conception de la production est digne d’éloges pour recréer un monde en proie à une multitude de détails qui construisent peu à peu un environnement aussi étranger que terrifiant : stratifiée en deux segments, la société de ‘Soleil Vert’ est divisée en une élite fortunée qui vit dans des appartements de luxe et elle a accès au top- une nourriture de qualité et une masse appauvrie qui dort partout où elle peut et se nourrit du vert soyeux qui donne son titre au film.

Complexe protéique soi-disant issu d’algues et de plancton, le vert de soja sert de ligne de démarcation entre les deux mondes que nous dessine la production : alors que les « riches » se régalent de produits de plus en plus rares comme le bœuf, les légumes frais ou les confitures, les « pauvres », surpeuplés, survivent dans les escaliers des immeubles et dans les églises qui ont depuis longtemps cessé d’être des lieux de prière exclusifs. Attendant chaque semaine le jour où les autorités distribuent le précieux soja, un moment qui donne lieu à l’une des séquences les plus effrayantes du film.

On y voit comment, incapable de contenir une masse humaine incontrôlée faute de nourriture, la police recourt à des camions bennes avec des pelles d’excavation qui ramassent les citoyens dans la rue pour les jeter vers leur conteneur arrière. La force de cette scène, dérivée avant tout de la manière prodigieuse dont Fleischer la manie, le bruit des pelles frappant le sol et les cris de la ville terrifiée qui fuit dans toutes les directions sont si réels qu’on ne peut contenir le frisson.

Venant en aide à ce dessin de la société future, bien d’autres détails allant de la photographie d’extérieur saturée de vert —on suppose qu’en raison de l’effet de serre qui provoque aussi une augmentation disproportionnée de la température—, à ce mobilier que sont les escort girls de haute société ou le moment terrible où le personnage de Charlton Heston prend un enfant assis dans la rue attaché à sa mère décédée. Ses scènes s’installent dans la mémoire et ne se sont pas prêtes de te lâcher.

Le duo Heston et Robinson, impressionnant !

L’incontestable solidité des aspects que nous avons commentés ci-dessus trouve un appui parfait, précis et étonnant dans un casting dont deux noms propres se détachent avec autorité, ceux de Charlton Heston et d’Edward G. Robinson. Le premier, même si son mode d’interprétation évolue toujours autour de schémas similaires et que le rôle qu’il joue ici rappelle fortement ‘The last man…alive’ (‘The Omega Man’, Boris Sagal, 1971) est très convaincant comme ce policier grossier qui profite au maximum de sa position et qui ignore la découverte qu’il va faire.

Or, Edward G. Robinson dans ce second rôle atteint les sommets de son art : ce sera le dernier rôle de l’acteur mythique, qui mourra d’un cancer douze jours après avoir terminé le tournage, le mélange de sentiments qu’Edward G. Robinson réussit à instiller dans le respectable grâce à son Sol Roth trouve son apogée, sans aucun doute, dans cette séquence étonnante où « il rentre chez lui », y mêlant de manière angoissante la direction de Fleischer avec le mélange entre les musiques de Tchaikosvky « Pathetique » avec « Peer Gynt » de Grieg et la belle « Pastorale » de Beethoven.

Possédant donc une beauté ponctuelle qui joue à contrebalancer la brutalité écrasante de sa fin —une fin d’un nihilisme complètement décourageant—, il y a bien des raisons de qualifier ‘Soleil Vert’ comme un classique incontournable de la science-fiction de tous les temps et qui adopte ici cette charge de vérisme sociologique et d’anticipation avec laquelle les meilleurs exemples du genre ont toujours joué.

Nous sommes avertis, comme l’a fait l’extraterrestre qui joue dans le mythique «Ultimatum sur Terre», que, dans l’état actuel des choses, il vaut mieux profiter du présent, peu importe, car la partie est bientôt finie, nous détruisons irrémédiablement l’endroit où nous vivons. Notre futur est bien sombre.

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